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Zackarie Aïlan

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MessageSujet: Zackarie Aïlan Lun 20 Juin - 5:54

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    ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

    ¦Nom¦ ▬ Aïlan
    ¦Prénom¦ ▬ Zackarie
    ¦Surnom¦ ▬ Icare, l'alias utilisé dans son ancien milieu de travail. Sinon, tout simplement Zack, peut-être? Encore faudrait-il qu'il socialise, pour qu'on lui attribue un surnom...
    ¦Statut¦ ▬ Célibataire
    ¦Âge¦ ▬ 27 ans
    ¦Lieu de naissance¦ ▬ Au même endroit que tout le monde.
    ¦Préférence sexuelle¦ ▬ Ambivalent. Mais quelle importance, aujourd'hui?
    ¦Métier¦ ▬ Tatoueur
    ¦Groupe¦ ▬ Meubles
    ¦Race¦ ▬ Humain. Ou du moins ce qui s'en rapproche le plus.

    ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬



▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ¦Description Physique¦
Le visage de Zackarie est orné de fins et minces sourcils et d'un nez long sans bosses ou autres imperfections, ainsi qu'un regard d'un caramel presque ensorceleur, qui peut pourtant sembler tout simplement brun foncé vu de loin ou d'un simple coup d'oeil rapide; toutefois, agencé joliment avec les longues mèches noires qui constituent sa chevelure — qu'il n'attache jamais d'ailleurs puisqu'il trouve que cela l'enlaidit et qui est souvent un peu désordonnée malgré son allure lisse — c'est souvent ce regard en amande qui attire celui des autres. Enfin, il faut dire que son visage en général est terriblement et horriblement beau selon l'avis de plusieurs; ce n'est pas sans raison qu'on l'a fait devenir pet avant qu'il ne dégringole du piédestal et se retrouve au rang de meuble. Ses traits en général sont plutôt fins, juste suffisamment secs pour évoquer le sexe fort constituant la presque totalité de la population, les femmes se faisant de plus en plus rares. Même son front n'a rien à envier au reste du visage; au centre de celui-ci se trouve en effet de quoi attirer l'attention sous la forme d'un petit point noir dont le mystère intrigue bien des hommes. Pourtant, contrairement à ce que plusieurs pourraient penser, ce point au centre du front n'est pas un tatouage. Il s'agit d'une simple petite tache de naissance, ce qu'il vous répondra d'ailleurs si vous lui posez la question. Toutefois, n'allez pas croire que s'il affiche continuellement un air neutre, c'est par ennui ou indifférence envers vos propos; c'est plutôt par choix qu'il s'est coupée de ses émotions, tâche facilitée par ses problèmes mentaux. Seul un certain nombre de privilégés auront d'ailleurs le droit d'apercevoir un sourire orner les lèvres minces du garçon... Celui-ci s'est promis à lui-même que les larmes, par contre, ne tâcheraient plus jamais son visage, car cela serait montrer de la faiblesse, ce qu'il ne peut ni ne veut se permettre. Zack est donc porteur d'une beauté froide — un peu effrayante pour certains d'ailleurs — mais ravageante sous ses traits raffinés, cela va sans dire. Surprenant qu'on le laisse en liberté aujourd'hui alors, n'est-ce pas? Enfin, un peu moins surprenant lorsqu'on connait son histoire, sans doute... Mais ceci sera expliqué plus tard. Continuons à détailler l'anatomie de cet homme pour le moment.

Son corps, lui, attire surtout l'attention par cette peau de neige, qui possède des abdominaux bien taillés témoignant de la musculature légèrement au-dessus de la moyenne de Zackarie, ceux-ci étant d'autant plus accentués par sa silhouette mince. Il n'a certainement pas à se plaindre d'obésité; quelques kilos en plus ne seraient d'ailleurs pas de refus. Quoique, cela lui enlèverai peut-être un peu de son charme actuel : sa peau est douce comme celle d'un enfant, mais bien ferme... Cette allure presque immaculée de son grain de peau n'est toutefois souvent que de la poudre aux yeux. Il n'est en effet pas rare de voir cet homme couvert de bandages, de bleus et même de sang. Il est atteint d'insensibilité congénitale à la douleur après tout. Une simple chute pourrait dégénérer en os brisés et il ne s'en rendrait même pas compte, si ce n'était de la difficulté à effectuer certains mouvements et l'odeur ou la sensation du sang qui coule et réchauffe la peau. D'un côté, ce n'est pas uniquement un mal; à force d'être exposé à bon nombre d'infections et de virus, son système immunitaire s'est renforcé. Au moins, ces blessures ne détruisent pas sa beauté, elles ne font qu'accentuer ce côté "bad boy" de sa personnalité et puis il n'est quand même pas inconscient, il est parfaitement au courant de sa condition et fait donc quelques efforts pour être prudent... D'ailleurs, il a toujours sous la main de quoi se faire des points de suture ainsi qu'un bandage improvisé. Après tout, il n'a pas la capacité de guérir plus rapidement que les autres. Il reste humain malgré tout, pour le meilleur et souvent pour le pire. Néanmoins, contrairement à ce que la logique nous ferait penser, peu de cicatrices marquent son corps puisque Zackarie a toujours pris grand soin de sa peau afin de ne pas trop l'abimer puisque toute la société d'Amoï est basée sur l'apparence...

Une seule tache d'ombre est visible sur ce tableau qui semble pourtant presque parfait. L'organe sexuel, ou plutôt l'état de celui-ci. En effet, Zackarie est ce que l'élite Blondie appelle un meuble; il est donc castré, bien que pour sa part, il lui reste une partie bien visible mais non fonctionnelle, sauf pour ce qui a attrait aux fonctions de la vessie, le reste de l'organe reproducteur — notamment les testicules — étant détruit. Personne ne connait toutefois ce secret puisque l'érection demeure impossible pour lui sans la fameuse pilule bleue (et encore, ce n'est pas aussi "parfait" que de façon naturelle...) et qu'à l'état de repos, les mensurations du membre restent plutôt petites, ce qui n'est donc pas remarqué sous ses vêtements à moins d'un toucher en cet endroi précis, ce que normalement personne n'oserait. Toutefois, avis au curieux, si le désir et le plaisir se retrouvent amoindris par cette condition, ils sont toujours bien présents, laissant hélas souvent le jeune homme à mi-chemin entre la honte et la frustration. Autre conséquence de cette opération : la belle voix grave et sensuelle de Zackarie est devenue un peu plus aiguë qu'autrefois, néanmoins ce changement n'est pas suffisant marqué pour lui valoir des moqueries.

¦Signes distinctifs/Autres¦ ▬ Vous faut-il vraiment davantage de détails? Soit... Il possède quelques tatouages, notamment son surnom gravé entre les omoplates, accompagné de deux petites ailes. Pour le reste, à vous de le découvrir... Monsieur Aïlan a également toujours un paquet d'aiguilles dans ses poches. Lorsqu'on lui demande pourquoi, il répondra innocemment que c'est faire des points de suture si nécessaire, à lui-même et aux autres. Il n'avouera jamais que ce n'est pas seulement pour cela, ou que certaines d'entre elles sont empoisonnées. Elles sont plus dangereuses que le pistolet qu'il garde toujours sur lui, qui n'est d'ailleurs jamais chargé; celui-ci a une valeur symbolique, il ne viendrait même pas à l'esprit de Zackarie de s'en servir. Suivez les traces de sang et vous découvrirez peut-être la sombre vérité...

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ¦Description mentale¦
Un tourbillon. Ce serait la meilleure façon de décrire son état mental de manière générale et pourtant tellement fidèle. Des pensées s'entrechoquent dans cet esprit malade. Un brin de folie caresse en effet son âme, telle une flamme vacillante mais qui s'accroche pourtant à la moindre bulle d'air qui peut lui fournir de quoi reprendre aplomb. Une instabilité mentale est-elle si surprenante, toutefois, sachant que sa maladie physique provient d'un problème au cerveau? En effet, la condition principale pour contracter l'insensibilité congénitale à la douleur, à part de façon génétique, c'est à partir de mutations diverses dans certains gènes ou encore de la destruction des nerfs périphériques. Pour Zackarie, il s'agissait plutôt du premier cas, ce qui explique peut-être sa grande différence, si on compare son comportement avec celui d'autres hommes de son âge.

Il est d'abord important de savoir que Zackarie est psychotique et officiellement reconnu comme potentiellement dangereux s'il se laisse gouverner par ses crises. Il est en effet atteint de délires paranoïaques intermittents, persuadé qu'on le surveille et qu'on veut lui retirer sa liberté une fois de plus; tout ceci lui cause une méfiance aiguë envers tout le monde, alors il préfère souvent éviter les contacts prolongés avec qui que ce soit. Il ne supporte plus non plus les contacts physiques, qui lui rappellent trop de mauvais souvenirs. Le meuble est également parfois atteint d'hallucinations, beaucoup plus souvent auditives que visuelles, mais ne soyez pas surpris si vous le voyez parler à lui-même ou à une personne invisible tout droit sortie de son imagination, même s'il prend quelques médicaments pour essayer d'arranger tout cela, notamment des antidépresseurs au cas où, et d'autres médicaments aux noms trop compliqués pour qu'il les retienne tous (heureusement il possède plusieurs papiers afin de renouveler correctement ses ordonnances lorsque nécessaire). Comme si sa médication contre son insensibilité à la douleur n'était pas déjà suffisante... Après tout, il ne faudrait pas qu'il devienne immunisé contre les effets de toutes ces pilules, ce serait signer son arrêt de mort, ou du moins cela le condamnerait à une existence infernale où le moindre geste trop dangereux lui serait interdit à moins de désirer risquer sa vie. Il lui arrive pourtant de ne pas prendre certaines de ses pilules, souhaitant se faire souffrir mentalement de cette façon. Certains pourraient croire qu'il s'agit de masochisme; c'est surtout la seule forme de douleur qu'il ressent, le seul moyen de se savoir encore humain, encore en vie. Dans ces moments, il préfère prendre des mesures afin que personne ne l'approche, car il peut s'avérer extrêmement violent ou au contraire, particulièrement vulnérable.

Sa façon de s'exprimer en général fait souvent penser à celle d'un enfant — ironique alors que son coeur a pourtant vieilli trop vite — puisqu'il n'a jamais réellement été instruit. Son père, ou du moins celui qu'il considérait comme tel, avait cru qu'il valait mieux pour Zackarie de ne pas aller à l'école et il n'avait pas eu le temps d'essayer de lui apprendre à lire ou à écrire à travers de leurs journées chargées. Ensuite, une fois devenu pet, tout ceci n'était plus important; les langues acérées sous l'instruction étant rapidement coupées, en même temps que les âmes résistantes sont brisées d'ailleurs... Ainsi donc, Zackarie est analphabète, bien qu'il préfère prétendre que sa vue est embrouillée plutôt que d'avouer la vérité lorsqu'il doit demander son chemin. Tout ce qu'il sait provient donc de ce qu'il entend...

On pourrait peut-être croire qu'avec une particularité extraordinaire comme la sienne, il pourrait vouloir sauver le monde en protégeant les autres. C'est loin d'être le cas; ou du moins, il y a des nuances non négligeables à faire. S'il est serviable c'est souvent dans le simple but que vous ayiez une dette envers lui. Tout ce qu'il fait, c'est souvent dans son propre intérêt. Si vous lui tapez dans l'oeil, il vous aidera peut-être par pure bonté d'âme, mais ne vous attendez pas à un traitement de faveur; dans ses mauvais jours, il a des petites remarques frôlant le cynisme et un regard meurtrier envers ceux qui le mettent de mauvais poil et dans les bons jours, il reste presque toujours distant. Il y a un temps pour plaire et un autre pour se jeter sur les autres toutes griffes dehors... Et il est passé maitre dans l'art de distinguer ces moments. Sinon, il n'aurait probablement pas survécu très longtemps dans cet univers...

Sous ses allures angéliques et bien calmes se cache en effet le coeur noir d'un démon. N'ayant jamais connu la douleur, celle-ci le fascine et accentue ce côté cruel et sadique de sa personnalité instable qui lui souffle parfois des envies de meurtre. Et pourtant, il reste calme en tout temps, une impassibilité presque déroutante. Il croit que lorsqu'on laisse paraitre ses émotions, elles nous nuisent, alors il vaut mieux les garder cachées au fond de son coeur. Néanmoins, il est gentil la plupart du temps, sous son mur de neutralité. L'univers qui l'entoure semble pourtant souvent le laisser indifférent, peut-être parce qu'il sent qu'il n'y a pas sa place... Il reste persuadé, en effet, que sans sa beauté, cela aurait fait un bail qu'il aurait passé l'arme à gauche puisqu'il n'aurait jamais pu payer les frais de son suivi médical et des divers traitements qu'il devait suivre s'il avait le malheur de se casser un membre par imprudence...

¦Défauts majeurs¦ ▬ Tendances sadiques - Instabilité mentale - Insaisissable
¦Qualités majeures¦ ▬ Calme - Prudence - Recul émotif
¦Troubles/Phobies¦ ▬ Tendances sadiques; la douleur l'obsède puisqu'il ne l'a jamais connue. Psychotique et donc instable mentalement. À considérer comme potentiellement dangereux, autant pour lui-même que pour les autres. Surtout pour les autres.
¦Particularités¦ ▬ Il ne ressent aucune forme de douleur; toutefois cela ne l'empêche pas de ressentir autre chose du côté tactile, comme le toucher envers les objets ou les gens. Il est également analphabète et seulement à moitié castré. Il est très doué avec ses mains, dans tous les domaines, mais notamment pour la cuisine et son métier, n'ayant appris rien d'autre pour le moment.
¦Manies¦ ▬ Il se mord la lèvre inférieure ou l'intérieur de la joue quand il est ennuyé, parfois au point d'en saigner un peu. Selon le degré de nervosité, Zackarie se gratte la peau des bras, encore là parfois jusqu'au sang, ou alors il se ronge simplement les ongles. La peur, elle, est traduite par sa main allant se poser sur son vieux pistolet. Cela lui donne du courage. Il jette souvent des coups d'oeil autour de lui ou derrière son épaule pour s'assurer qu'il n'est pas suivi ou surveillé, puisqu'il est un peu paranoïaque en plus de tout le reste.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ¦Histoire du personnage¦
Ce monde est différent des autres. On a beau dire que chaque individu est unique, Amoï est un monde d'exception à bien des égards. Cela commence dans les hautes sphères, par la façon dont la planète est gouvernée, et cela s'étend jusqu'aux racines, soit la façon dont est bâtie la société. Quelle réaction faut-il avoir lorsque les modes de vie sont modifiés et que nous n'avons plus aucun modèle sur lequel nous baser? Faut-il chercher à avancer par tous les moyens où se contenter de laisser l'Univers établir les nouvelles lois de cet environnement? On dit souvent qu'il n'y a pas de limites, à l'exception de celles que l'on a délibérément posées sur sa propre route. Malheureusement, la liberté des uns finit ou celle des autres commence. En effet, il suffit parfois d'une série d'événements inattendus et hors du contrôle de quiconque pour changer toute une vie et la mener vers l'accomplissement ou le désespoir... Voici d'ailleurs un exemple du cruel destin d'une âme imparfaite...

Rien ne laissait pourtant présager d'un itinéraire aux nombreuses embûches. À sa naissance, Zackarie n'était ni plus ni moins une expérience, un spécimen parmi tant d'autres. Un amas de cellules formant un corps créé dans une de ces innombrables cuves, un homme sans nom et sans autre but que celui de servir la science. Les Blondies scientifiques avaient après tout le champ libre pour faire des recherches sur l'être humain, afin de s'assurer que les futurs pets puissent survivre aux besoins extrêmes de leur style de vie. S'ils avaient trouvé des moyens pour créer des poupées dociles quasiment sans esprit mais au corps plus résistant, cela ne les amusait plus tellement malgré les quelques surprises que pouvaient leur réserver certaines de ces créatures appelées les pets. Le mystère reste toujours bien plus intéressant, et la complexité des sentiments humains semblait toujours leur échapper; ils ignoraient en effet comment créer ces sentiments tout en écartant ceux qui étaient considérés comme destructeurs chez les Mongrels, tels que la colère qui élevait les esprits contre le peuple parfait des Blondies, ou encore la tristesse qui menait à la détresse et parfois au suicide. Un vieux proverbe dit que l'on n'est conscient de ce qu'on possède qu'une fois qu'on l'a perdu. Donc, si l'amélioration n'était pas la solution afin d'avoir le plein contrôle sur la masse humaine et d'empêcher ou du moins de réduire davantage les naissances naturelles, peut-être que l'inverse ferait l'affaire... C'était une théorie comme une autre, une hypothèse intéressante à mettre en pratique. On allait donc essayer de découvrir comment réagissait l'être humain, une fois celui-ci privé d'une fonction importante mais non vitale, ou du moins pas totalement. À certains, on retira un des cinq sens, notamment l'ouïe, la vue ou encore la parole; le jeune homme eut de la chance, en quelque sorte. On lui avait seulement retiré la douleur. Évidemment, il fallait compenser cet « avantage » avec une tare physique quelconque, sinon les résultats de leur expérience ne seraient pas aussi concluants qu'espéré. On lui donna donc des traits semblables à ceux des bâtards bien que de caractère, il ressemblait davantage aux pets de luxe.

Une fois tous les enfants suffisamment développés afin de survivre sous leur forme de bambins, on les sortit des cuves et on leur trouva des familles dans la cité basse. Si les Mongrels se méfiaient ou craignaient les Blondies ainsi que leurs représentants, il n'en allait pas forcément de même avec les autres citoyens officiels qui pouvaient se balader à leur guise entre Seala et Tanagura; de plus, il suffisait de promettre un certain montant d'argent faramineux et les volontaires rappliquaient aussitôt. Néanmoins, personne ne voulait du petit atteint de cette maladie étrange qu'est l'insensibilité congénitale à la douleur. S'occuper de cet enfant serait coûteux en plus d'être difficile, puisqu'il faudrait constamment s'assurer que rien de mal ne lui était arrivé et, sans doute, se rendre à l'hôpital au moindre risque trop grave pour être soigné à domicile. Le bébé fut donc abandonné là, dans un panier au coin d'une rue, avec les papiers qui expliquaient sa condition; une âme généreuse et charitable accepterait peut-être de le prendre en charge, sinon ce ne serait pas si grave puisqu'ils avaient divers autres spécimens. Si jamais il survivait, on finirait bien par le retrouver tôt ou tard. La chance sourit à Zackarie ce jour-là; un vieil homme occupant la profession de marchand ambulant empruntait cette route tous les jours et il ne put rester insensible devant les pleurs de ce pauvre petit qui mourrait probablement si on le laissait seul ainsi. Néanmoins, aujourd'hui, Zackarie se demande si la mort n'aurait pas été préférable au sort qui l'attendait, plusieurs années plus tard... Enfin, le marchand qui répondait au nom de John Aïlan le prit donc sous son aile et lui trouva un prénom; il prendrait bien soin du gamin abandonné, comme s'il s'agissait de son propre fils, n'ayant jusqu'à présent pas encore eu cette chance d'être père. C'était de toute façon une des clauses du contrat se trouvant sous les yeux du vieillard; en effet, les sujets ne devaient pas connaitre le secret de leurs origines. Cela faisait partie des tests, pour voir comment ils réagiraient une fois livrés à eux-mêmes. Néanmoins, les intentions du vieil homme étaient pures et John finit par s'attacher à ce petit bout d'homme qui grandissait peu à peu sous ses yeux, ne réclamant jamais la pile d'or qui lui était due puisqu'il craignait que cela cause des ennuis à cet enfant adorable... Croyant également que son fils serait le bouc émissaire de tout le monde à l'école si on découvrait l'étrange faculté de celui-ci à ne pas ressentir la douleur, le marchand préférait le garder auprès de lui chaque jour. Et, si Zackarie ne savait ni lire ni écrire, il était toutefois heureux...

Hélas, à un âge avancé comme celui du marchand, on est de plus en plus vulnérable aux maux qui courent. Voyager beau temps comme mauvais temps était nécessaire afin d'obtenir suffisamment d'argent pour subvenir à leurs besoins ainsi que pour payer les traitements obligatoires que Zackarie devait suivre et le paternel ne fut malheureusement pas épargné par leur condition de vie plutôt rudimentaire. Le malheur s'abattit sur eux le jour du treizième anniversaire de Zackarie, qui marquait en fait davantage le jour où il avait été recueilli que celui de sa naissance mais pour lequel ils prenaient toujours un peu de temps pour festoyer. Ce jour-là, pourtant, John Aïlan s'effondra alors qu'ils se préparaient à entamer leur parcours habituel. Inquiet en voyant que rien ne le réveillait, son fils le conduisit de toute urgence à l'hôpital. Ils possédaient heureusement suffisamment d'argent pour payer la chambre d'hôpital pour le mois si nécessaire, néanmoins il faudrait trouver quelques crédits supplémentaires afin d'obtenir les médicaments qui sauveraient le vieil homme alors que son heure n'était pourtant pas supposée arriver avant un certain nombre d'années supplémentaires... Celui-ci était victime de sous-alimentation en plus d'avoir un très mauvais rhume s'étant peu à peu dégradé, ce dont Zackarie se sentait d'autant plus responsable qu'ils ne possédaient qu'un seul manteau, n'ayant pas les moyens d'en acheter un second, et que le marchand insistait toujours pour que ce soit son fils qui le porte les jours de pluie parce qu'il possédait une santé plus fragile; son père étant tout pour lui, il n'avait pu que croire John lorsque celui-ci prétextait chaque fois posséder une santé à toute épreuve... Tout était de sa faute; Zackarie devait donc trouver un moyen pour tout arranger. Si d'abord le gamin se contenta de travailler à la place de son père, il constata rapidement qu'il lui faudrait trouver un autre moyen de gagner plus d'argent pour aider son père à guérir, car si le jeune homme se refusait à escroquer les citoyens de Seala, les contributions monétaires étaient loin d'être suffisantes. C'est à partir de ce moment que les choses commencèrent à dégénérer, car malheureusement, le jeune homme était désespéré. Son seul véritable talent se trouvait en cuisine et pourtant, Zackarie désirait essayer de trouver un emploi dans un nouveau milieu, travaillant déjà aux fourneaux le jour, le tout afin d'étendre ses horizons et obtenir ainsi beaucoup d'expérience diverse... Toutefois, sans aucune éducation, personne ne pouvait se permettre de l'engager. Ainsi donc, ne voyant plus d'autres options, il finit par se décider à vendre ce corps qui attirait inlassablement les regards, profitant du seul autre véritable avantage qui lui avait été attribué par la vie. Certains disaient d'ailleurs que les traits raffinés de Zackarie étaient tout ce qui assurait le bon fonctionnement du petit commerce sans prétention des Aïlan. Le résultat n'était pas exactement celui qui était prévu, mais le but premier était atteint; il gagnait un certain revenu. Heureusement, ceux qui pouvaient s'offrir ce type de service n'étaient pas de vulgaires citoyens qui devaient se battre pour gagner le moindre crédit, alors il ne rencontrait jamais un visage familier. C'est souvent épuisé de ses journées et le corps marqué par des sévices divers que Zackarie s'endormait le soir, mais la prostitution était un prix bien bas à payer si cela lui permettait de revoir bientôt le sourire lumineux de son père. Pour ce cher John qui l'avait recueilli, il était prêt à combler tous les désirs de ces hommes souvent excités par son manque de réaction devant leur brutalité. Enfin, bien qu'il devait souvent jouer les passifs, il lui arrivait de devoir mener la danse, ce qui n'était pourtant pas pour lui déplaire. Après tout, sentir les doigts glisser sur son corps c'était bien agréable, comme toutes les autres sensations menant au septième ciel d'ailleurs, néanmoins il y avait une sorte de petit sentiment de fierté en plus de tous les autres lorsqu'il arrivait à faire jouir de mille et un plaisirs ces clients envers lesquels il ne ressentait pourtant aucune émotion particulière... Parmi ces étrangers, Zackarie portait néanmoins un autre nom, pour mieux se dissocier de la situation qui était malgré tout quelque peu embarrassante, puisque tout le monde se moquait toujours autant de ceux qui avaient recours à la prostitution. Le sobriquet qu'il choisit fut Icare. Parce qu'il jouait avec le feu et qu'il finirait par se brûler, devenant à son tour un ange déchu. C'était inévitable, il en était conscient; il entendait parler comme tout le monde de ces rumeurs à propos d'enfants qui disparaissaient du jour au lendemain, entrainés contre leur gré dans la cité supérieure pour ne jamais revenir à moins d'être morts de l'intérieur, des coquilles vides et brisées. Même s'il savait qu'une part de ces racontars était probablement exagérée pour faire peur aux gens et ainsi diminuer ce genre de situation considérée par plusieurs comme dégradante, c'était suffisant pour faire envisager à Zackarie d'emprunter une porte de sortie dès que l'occasion se présenterait. Et pourtant, un jour, tout ce qui devait arriver arriva...

Dans ce boulot, il n'y avait qu'une seule règle à suivre : ne jamais réagir. Si Zackarie protestait ou pire, s'il répliquait par des coups, la maison close perdait de l'argent et puisqu'ils n'étaient pas un lieu aussi connu que le Love-INN, ils ne pouvaient se le permettre. C'était donc lui qui devait en subir les conséquences par la suite, ce qui signifiait souvent simplement que le patron du lupanar où il travaillait lui reprenait tout l'argent qu'il avait pu gagner durant la journée. Après tout, n'importe quel autre châtiment semblait le laisser de glace. Pourtant, on lui reléguait souvent les clients qui avaient justement des tendances sadomasochistes ou tout simplement un tempérament violent, car on savait que Zackarie était capable d'encaisser plusieurs coups avant que son corps ne laisse paraitre les blessures. Toutefois, après la fin de la première année de ses services, il arriva un jour où celui-ci en eut assez de tout encaisser sans dire un mot. Il aurait bientôt amassé assez d'argent pour payer les services nécessaires aux soins de son père, qui arrivait à peine à payer sa chambre d'hôpital désormais que son fils n'osait plus se promener aussi souvent dans les rues, par crainte de se faire accoster par quelqu'un l'ayant reconnu... De toute façon, Zackarie s'était découvert une nouvelle passion pour les tatouages et rêvait d'être l'un de ces artistes du corps un jour; il avait décidé que le métier du sexe était terminé pour lui, pour toujours. Hélas, le destin n'était pas de son avis sur ce point, car si on peut plus ou moins aisément entrer dans ce milieu, il est bien difficile d'en ressortir. Personne ne comprit véritablement ce qui s'était passé ce jour funeste, et même pour la victime, cet instant précis demeure aujourd'hui un peu flou dans sa mémoire, car on la lui aurait modifiée afin qu'il ne se souvienne pas de ce moment traumatisant, dans le but qu'il renoue avec les autres... Bref, une fois les hostilités terminées, Zackarie fut vulgairement trainé à l'extérieur de l'endroit par le videur, toujours vêtu de son plus simple apparat, inconscient et perdant beaucoup de sang à partir d'un trou à la poitrine, exhibé en pleine rue comme un animal que l'on vient de dépecer. Apparemment, il avait relâché sa colère sur la mauvaise personne, en s'attaquant à un gangster ou du moins quelqu'un d'armé... Il n'y avait plus grand espoir pour lui. Son destin semblait scellé. Et pourtant, il semblerait que son heure ne soit toujours pas venue; la mort ne voulait pas de lui.

En ouvrant les yeux, Zackarie ne reconnut pas les lieux. Il n'était donc pas dans l'hôpital de Seala, il l'aurait certainement reconnu puisqu'il y avait passé une bonne partie de sa vie et qu'il avait toujours trouvé un peu de temps afin de visiter son père malade. Un coup d'oeil à la fenêtre suffit à le convaincre; il se trouvait dans la cité supérieure sur laquelle il avait entendu tant de rumeurs et dont il rêvait parfois en observant l'horizon aux immeubles teintés de cette lumière bleutée... Les rumeurs des activités sexuelles nombreuses de Zackarie ainsi que son étrange capacité à ne pas ressentir la douleur étaient venues aux oreilles de quelques Blondies. Ceux-ci avaient tout de suite été intéressés et avaient voulu ajouter cette pièce de choix à leur collection, surtout s'ils faisaient partie de la deuxième génération, établissant une prime sur la tête du pauvre humain ignorant alors tout de cette machination sordide. Lorsque quelqu'un le retrouva, c'était le corps ensanglanté mais toujours vivant, alors on l'avait rapporté ici, à Tanagura, où la science médicale pouvait accomplir des miracles... Une fois que l'on fut assuré de sa guérison imminente sans de graves effets secondaires et que la cicatrisation ne laisserait pas une horrible marque saillante, les enchères avaient commencé même sans la présence du jeune homme. Offres qui avaient toutes été balayées par un richissime Blondie portant le nom de Iorek qui possédait pourtant déjà un pet et avait toujours prétendu que cela lui suffisait. Enfin, il fallait avouer que le pet en question n'était plus très jeune et devrait bientôt devenir un meuble; sans doute le Blondie voulait-il s'amuser avec un nouveau jeune loup... Tout de même, il avait payé beaucoup trop pour un humain que tous croyaient être un Mongrel à cause de ses cheveux noirs — les papiers révélant ses véritables origines ayant tous été détruits par le passé afin de justement éviter qu'on puisse le retracer — et donc personne ne put surenchérir. C'est donc ainsi que Zackarie devint un pet comme prévu à sa naissance...

La situation n'était pas aussi mauvaise qu'on aurait pu le croire. En effet, son maitre semblait plutôt gentil et compréhensif pour un Blondie; il promit d'aider un peu le père du petit Zackarie, bien qu'il ne pouvait dépenser de grandes sommes à ce but afin d'éviter les divers reproches éventuels — notamment le favoritisme — et que l'ancien prostitué serait relâché lorsqu'il serait plus vieux s'il lui tenait compagnie pour le moment et s'il se pliait aux exigences de la société envers les pets, n'expliquant guère ses motifs. Iorek expliqua cependant qu'il était plutôt âgé même s'il n'en avait pas l'air, et qu'il était fatigué de ces jeux sensuels; Zackarie n'aurait donc à participer qu'aux sex-parties, ce qui ne posait pas vraiment de problème au principal concerné. Exhiber son corps devant les yeux de tous était presque devenu une habitude, même s'il avait voulu que cela cesse. Devoir copuler devant les autres ne devrait pas être trop difficile â accepter. De toute façon, il n'avait plus le choix. Il réalisait aujourd'hui qu'il avait abandonné ce droit le jour où il avait décidé de traverser cette ligne invisible qui conservait la sécurité de son innocence. La seule chose qui l'intriguait vraiment, mais dont il n'attendait certainement pas une réponse puisque n'osant jamais de détails, concernait le choix du Blondie; pourquoi l'avoir acheté s'il ne désirait pas se servir de lui, contrairement à tous les autres? Enfin, cela ne le regardait probablement pas et puis à quoi aurait-il servi de connaitre la réponse? Il était bien logé et nourri, sans avoir à subir trop de violence puisqu'il n'avait pas le droit de sortir seul et son père qu'il retrouverait bientôt était sans doute sur la voie de la guérison. Toutefois, le temps passait, les jours se suivant et se ressemblant tous pour celui qui ne rêvait qu'â rentrer chez lui, et pourtant, rien ne changeait, on ne lui annonça jamais qu'il serait bientôt libre. Zackarie jouait pourtant son rôle de pet à la perfection, ayant déjà une certaine expérience dans le milieu du désir et du plaisir... Pourtant, une chose aurait pu lui être reprochée dans son attitude : il semblait triste. D'ailleurs, il lui arrivait même parfois de pleurer jusqu'à l'épuisement le soir, une fois de retour dans sa prison dorée. Ce comportement inquiétait beaucoup Iorek, qui s'occupait pourtant bien de son petit protégé et qui n'était certainement pas cruel envers lui, contrairement à ce qu'auraient fait certains de ses semblables. Le Blondie avait même accepté d'engager quelqu'un pour venir une fois par semaine démontrer les ficelles du métier de tatoueur au jeune homme en attendant que celui-ci puisse un jour, peut-être, pratiquer. C'était le seul sujet qui semblait vraiment intéresser Zackarie; après tout, c'était le seul espoir qu'il lui restait, qu'un jour prochain, on le laisserait partir, qu'il retrouverait son père et son ancienne vie. C'était la seule façon de ne pas être submergé par ce désespoir qui était pourtant suffisamment visible pour qu'on vienne le questionner à ce sujet.

- Pourquoi toute cette tristesse, Zackarie?
- Je veux rentrer à la maison... Vous aviez promis. Vous aviez dit que si j'étais gentil, je pourrais revoir mon père...

Le Blondie se contenta de lui sourire tristement. Les choses avaient tant changé depuis... Mais l'enfant, lui, n'avait pas beaucoup changé. Le maitre ne lui répondant pas, Zackarie alla trouver l'autre pet qui vivait avec eux et qui avait atteint l'âge de non-retour, et il lui révéla son incompréhension.

« Mon pauvre, ta maison c'est ici désormais. Celui que tu appelles ton père est mort, deux semaines après ton arrivée. »

La nouvelle anéantit le pauvre Zackarie. N'existait-il donc aucune justice dans ce monde? C'est à partir de ce jour qu'il commença à démontrer quelques signes d'instabilité mentale. Rien de suffisamment grave pour aller consulter un spécialiste toutefois... En effet, après trois jours à se laisser presque dépérir sous les larmes en refusant de faire quoi que ce soit, il choisit une autre approche pourtant tout aussi radicale, si ce n'est plus, en coupant de plus en plus l'expression externe de ses sentiments. Néanmoins, ce n'était pas suffisant pour combler ce vide, ou plutôt ce nouveau trou béant ayant touché de trop près son coeur cette fois-ci... Vivre sans cette présence réconfortante lui semblait impossible. S'il savait qu'il ne pouvait ramener son père sur cette terre, Zackarie se devait de faire au moins quelque chose pour le remercier de toutes ces petites attentions qui lui laissaient au moins la nostalgie d'une enfance agréable, si jamais l'avenir ne s'annonçait pas meilleur qu'en ce moment. Si ce que certaines personnes racontaient était vrai, alors il existait un autre monde à partir duquel nos proches pouvaient nous observer et peut-être nous entendre, une fois décédés... Cela lui ferait une moins une personne auprès de laquelle chercher du réconfort. Évidemment, Zackarie ignorait que par ce fait, il finirait par s'enfoncer dans les eaux sombres de la psychose...

Une idée commença à l'obséder : vérifier si Iorek avait tenu parole. John Aïlan avait-il au moins eu le droit à un enterrement? Évidemment, il était hors de question de questionner le principal intéressé. Ç'aurait été avouer une faiblesse, ce qui était désormais impensable. Il y alla donc de manière plus subtile, recherchant de plus en plus de formes de liberté par ses propres moyens. Mais un jour, n'en pouvant plus, il sortit de l'appartement de son maitre malgré l'interdiction formelle de faire ceci sans être accompagné. Cette première désobéissance était légèrement grisante, mais pas suffisamment pour effacer son but de l'esprit. Cela prendrait quelques heures avant que son maitre ne rentre à la maison et ne s'aperçoive de la disparition de Zackarie, qui prit le chemin menant à la cité basse, prenant bien soin de camoufler un peu son visage sous ses mèches noires. S'il réussit à terminer son itinéraire, cette ruse ne suffit pas pour tromper les miliciens une fois son signalement effectué. On l'agrippa brutalement par les épaules afin qu'il ne s'échappe pas, bien qu'il aurait été difficile de les semer dans le cimetière dont ils avaient fermé les grilles.

« Non! Laissez-moi! Papa! Ne les laisse pas m'enlever! » sanglotait-il en criant, se débattant autant qu'il le pouvait tout en s'agrippant de toutes ces forces au bout de pierre. Puis, ce fut le noir total. On l'avait sans doute assommé afin d'arrêter toute forme résistance...

Le châtiment pour s'être enfui de Tanagura pour aller à Seala et d'avoir ainsi désobéi à un ordre devrait être élevé; la castration et le statut de meuble l'accompagnant semblaient inévitables. Quelques molles protestations s'élevèrent, Zackarie était encore plutôt jeune et plein de fraicheur. Sans doute certains trouvaient-ils dommage de gaspiller un jouet d'une telle qualité alors qu'il pouvait encore servir. Mais même les pleurs incessants de Zackarie ne réussirent à toucher le coeur de ses bourreaux. Non, rien n'y fit, la décision de Jupiter était irréversible. Pourtant, avait-il vraiment fait quelque chose de mal? Il avait seulement voulu dire au revoir à son père. Se recueillir un peu sur la tombe de celui-ci et finir par accepter la situation au bout de quelques minutes. Au lieu de cela, par la faute de cette société pourrie, Zackarie ne serait plus jamais le même. On lui avait arraché le peu de ce qu'il lui restait de vraiment utile dans ce monde de brutes. Sans la moindre anesthésie, d'ailleurs, prétextant qu'il n'en avait pas besoin. Les bruits et les sensations restèrent pourtant gravés dans son esprit et continuent parfois de hanter ses cauchemars les plus terribles. Le pire, c'était la nature sadique de l'intervention. À croire qu'il était né sous une mauvaise étoile en fin de compte... En effet, il n'eut pas droit à un tour complet sous le bistouri; on lui réservait plutôt une castration partielle. Tout cela lui donnait un sentiment encore plus grand de désespoir en ces temps bien sombres pour lui. Que lui restait-il désormais? Certes, il était un bon cuisinier et il semblait que ses mains puissent tout faire s'il en avait la volonté, mais justement, il n'en avait plus aucune... S'il avait réussi à tromper les psychologues avec sa froideur réaliste, il ne pouvait tromper ceux qui le côtoyaient quotidiennement. Le maitre des lieux avait l'impression qu'il était responsable du malheur de Zackarie, qui semblait de plus en plus absent, comme s'il était plongé dans un autre monde. Il se renfermait de plus en plus sur lui-même, emmuré dans un silence que plus personne ne semblait capable de percer et il lui arrivait même d'appeler son père défunt dans la nuit... Iorek devait faire quelque chose pour corriger ses fautes, car ce gamin, adorable lorsqu'il s'ouvrait un tant soit peu, ne méritait pas de souffrir davantage. Peu importe si ce geste était stupide, c'était la seule solution qu'il avait trouvée. Il avait vendu son autre meuble la semaine précédente mais n'avait su en faire de même pour Zackarie. Ils étaient donc seuls lorsque le Blondie lui adressa ce qui devait être ses derniers mots.

« Je te rends ta liberté... »

Un coup de feu. Les dernières gouttes de la vie de ce Blondie se résumaient à quelques gouttes de sang, un sourire et une dernière caresse dans ces beaux cheveux de jais qui lui plaisaient tant. Si les fils de Jupiter sont plus résistants, ils ne sont pas invincibles pour autant et peuvent hélas! périr des mêmes manières que n'importe qui d'autre... Zackarie avait peur. Quelques larmes revinrent hanter ses yeux, mais il ne les laissa pas tomber sur son visage. Il aurait pu sauver son maitre s'il avait appelé les secours, mais il n'en avait pas la force. Son coeur meurtri ne voulait pas laisser son maitre seul. Si on réussit à le faire relâcher la main molle de Iorek, on ne réussit jamais à lui arracher ce pistolet qu'il semblait chérir comme un trésor bien qu'il s'agisse de l'arme du crime. On avait toujours su que quelque chose ne tournait pas rond chez cet homme, mais on ne se doutait pas de la profondeur atteinte par les racines malsaines de folie, ce qui fut découvert ce jour-là... Une nouvelle étiquette. Psychose. La fissure de l'esprit. Pourtant, on comprit rapidement qu'il n'était pas l'auteur de ce crime horrible; Zackarie ne mentait jamais lorsqu'il parlait de son maitre, car il ne pouvait camoufler entièrement son émotion. Il l'avait aimé, comme on aime un père, mais encore une fois, cette figure lui avait été arrachée...

Aujourd'hui Zackarie est libre, puisqu'il a retiré le traceur sous sa peau le jour où il a quitté l'ancien appartement de celui qu'il avait fini par considérer comme son second père. Cela a pris un peu de temps pour trouver le bidule technologique, mais c'est l'avantage d'être insensible à la douleur, en autant qu'il surveille attentivement le nombre et la profondeur des incisions afin d'éviter de se vider de tout son sang... Il vit plutôt modestement dans ce qui pourrait ressembler à une maison s'il possédait quelques effets personnels, tout en travaillant au salon Tatoo et Piercing pour exercer son art, puisque c'est le seul endroit avec une certaine renommée pour ce milieu artisanal plutôt original. Après tout, c'est ainsi que Zackarie a toujours vu ce métier; une façon de créer des petites œuvres d'art, alors que tout le corps humain peut devenir sa toile. L'art est certainement un sujet qui le passionne, car tout est une histoire de sentiments et non pas de rationalité et de complexité intellectuelle, sphères auxquelles il n'aura probablement jamais accès, selon ses dires. Une seule chose hante encore son existence; la crainte de se faire acheter de nouveau par un de ces Blondies... Au moins, cette fois il saura peut-être se défendre un peu. En effet, depuis un certain temps, la douleur le fascine de plus en plus; n'ayant pas accès à ces sentiments et expressions, il aime bien les voir se peindre sur le visage de quelques personnes... Il se promène donc toujours avec une poignée d'aiguilles, qui pourraient lui servir d'arme utile en cas de problèmes, surtout depuis qu'il en possède certaines qui sont empoisonnées qu'il peut distinguer grâce à leurs rubans décoratifs. Et puis c'est utile pour blesser autrui, encore mieux que les poings. Rien ne l'empêcherait d'utiliser le pistolet qu'il traine toujours dans ses poches et qui a porté le coup fatal à son maitre, mais à ses yeux, ce serait un sacrilège. Pour se protéger des vautours du Petshow, il prétend donc avoir déjà un maitre si on lui pose la question, ce qui n'est pas faux selon son point de vue; il lui arrive de temps à autre d'avoir ce qu'on appelle des hallucinations visuelles, ce dont il n'a pas toujours conscience, préférant croire qu'il peut apercevoir les fantômes qui veillent sur lui, ses deux pères... Ce dont il a surtout peur en fait, c'est d'oublier leur visage s'il avait à servir un nouveau maître, puisqu'il devrait penser à mille et une autres choses afin d'être à la hauteur, même s'il ne l'avouerait sans doute jamais... Crainte étrange d'un orgueilleux? Il ne faut pas essayer de le comprendre sur certains points, car lui-même avoue ne pas toujours tout saisir de ses propres pensées. Sa vie est menée par une série d'impulsions, il n'y peut pas grand-chose. Toutefois, ce qu'il ignore et qui pourrait lui causer de l'anxiété supplémentaire, c'est que certains scientifiques voudraient peut-être également refaire surface dans sa vie afin de récolter le fruit de leurs expériences... Comment tout cela se terminera-t-il? Personne ne peut le savoir avec exactitude. Mais bon, toutes les bonnes histoires ont leur part de mystère et de péripéties inattendues, n'est-ce pas?

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▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ¦HRP¦
¦Votre âge¦ ▬ Toujours 20 ans
¦Des doubles comptes?¦ ▬ Kusuke Nakashi
¦Des questions ?¦ ▬ Je ne crois pas que les meubles puissent être propriétaires d'un commerce, mais comme il semble y avoir des exceptions partout, aussi bien poser la question! Si toutefois la réponse est positive mais que je n'ai pas reçu la réponse avant la fin de ma fiche, laissez-moi le temps de modifier la fin de mon histoire avant de verrouiller ma fiche s'il vous plait~
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Dernière édition par Zackarie Aïlan le Sam 9 Juil - 4:34, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Zackarie Aïlan Lun 20 Juin - 8:41

rebienvenu ^^
J'aime les tatoueurs, Oz sera un bon client
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MessageSujet: Re: Zackarie Aïlan Lun 20 Juin - 9:54

Un nouveau meuble !

Rebienvenue Kusuke :) Et bon courage pour la suite de ta fiche <3
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MessageSujet: Re: Zackarie Aïlan Mer 22 Juin - 17:10

Bienvenue kusuke et bonne chance o/
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MessageSujet: Re: Zackarie Aïlan Lun 27 Juin - 0:27

Magnifique début de fiche, j'ai hâte de voir le reste ^^
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Masculin
INFO +
Avis :
Pouvoirs:
Autres :

MessageSujet: Re: Zackarie Aïlan Sam 9 Juil - 4:35

Merci à vous tous! Voilà, ma fiche est terminée, j'espère que tout est bon~
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MessageSujet: Re: Zackarie Aïlan Mar 12 Juil - 8:07

Fiche validée !
WOW Magnifique fiche, j'adore, encore ooh wooow j'ai hâte de le voir dans la rue, hâte et pas hâte en même temps, je l'imagine foncer sur la tête de miki parce qu'il a un vision... mhp... en tout cas ^^ FIche validé !!!^^
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MessageSujet: Re: Zackarie Aïlan

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Zackarie Aïlan

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